Ce jeu culte sur PC, DOOM est considéré par beaucoup comme le pilier d’un genre naissant : le FPS. Nous sommes en 1993, le moteur est tout en 3D, la vue subjective, le jeu est nerveux, c’est beau, rapide, ça fait flipper, bref le succès est planétaire. Concurrent direct d’un futur Quake (d’où la polémique de l’appellation Quake-like ou Doom-like) et faisant suite au très prometteur Wolfenstein 3D, lorsqu’il fut porté sur PSX DOOM était le block ultime qui me convertit au genre.
Et la première console de Sony ne fut pas la seule machine a posséder sa version plus ou moins fidèle du jeu puisqu’il fut adapté sur un grand nombre de plate-formes : Saturn, 32X, 3DO, Super Nintendo, GameBoy Advance, Jaguar et enfin, Nintendo 64. Tout ça pour en venir au fait qu’id Software posa de solides bases à une genre tout neuf. Le roi de la programmation se nomme John Carmack. Il est le développeur du moteur 3D et le cofondateur d’id Software. DOOM II est sorti à peine un an plus tard, Ultimate DOOM en 1995 et Final DOOM en 1996 mais hormis de nouveaux niveaux, il n’y eu rien d’exceptionnel ou de novateur. Mais John planchait depuis un moment déjà sur un tout nouveau moteur 3D, qui permettrait à ses développeurs de se lâcher à fond sur une « vraie» suite de DOOM. En 2004 sort DOOM 3 avec son moteur 3D révolutionnaire. Plus de 2 millions de copies ont trouvés preneur sur PC alors de plus normal que de retrouver ce hit sur Xbox. Après tout l’Xbox est aussi PC (petit mais un PC quand même) et même si on pouvait être pessimiste quant à la qualité du portage, Vicarious Visions (qui est derrière cette adaptation) a fait un travail remarquable. Seul réel souci, DOOM 3 nous imposait un pénible problème de lampe et dans les 8 mois qui séparent la version PC de celle sur Xbox, les développeurs n’ont pas jugés bon de remédier au problème. Enorme erreur…
Le tenant de toute cette histoire est pour le moins glauque. L’instigateur des recherches se nomme Betruger (ça sonne pas un peu Allemand ça non ?). Le Dr Betruger faisait des expériences en vue de mener à bien le premier système de téléportation via décomposition/recomposition quantique. Le projet fut un succès et diverses expériences commencèrent. La fouille du sol de Mars révéla qu’une forme de vie, sans doute extra-terrestre, était déjà venue ici. Divers artéfacts assez étranges furent trouvés, dont le cube des âmes, une arme au pouvoir démesuré. Mais il y avait une tuile car techniquement, les voyages devaient être instantanés mais ce ne fut pas le cas. C’est pourquoi Betruger envoya un drone filmer « le voyage» . Qu’elle ne fut pas la découverte : un monde parallèle. En fait, ces voyages ouvrent les portes de l’Enfer ! Betruger lui-même fera le voyage et en reviendra, disons transformé. C’est là qu’on prend les commandes de notre space-marines, avec pour mission de retrouver un chercheur porté-disparu. Betruger de son côté continua ses étranges expériences jusqu’au moment où les portes de l’Enfer s’ouvrirent en grand, les démons ayant ainsi tout loisir d’envahir la base. Les scientifiques, les Marines, les techniciens… tous sont prit d’un vent de folie. En plus, d’étranges créatures font peu à peu leurs apparitions, les installations se dégradent à vue d’œil et en 5 minutes à peine, les 3/4 du personnel de la base sont morts ou transformés. Bonjour l’ambiance… La finalité, c’est qu’il faudra retrouver Betruger pour arriver à refermer les portes, même si pour ça il faudra le suivre en Enfer. Je découvrir l’épilogue par vous-même…
Vous incarnez un Marines fraîchement débarqué sur Mars et plus précisément sur Mars City, une installation de l’UAC. L’UAC est une sorte de multinationale omniprésente sur Terre et dans le système Solaire, qui mène des recherches pour le moins dangereuses. Une fois les pieds sur la base de Mars City, vous êtes appelé au QG pour qu’on vous affecte votre première mission. C’est l’occasion d’une sympathique ballade dans l’installation, de se faire aux commandes du jeu et surtout, d’admirer le travail graphique. Une fois au QG, votre supérieur vous assignera de retrouver un scientifique porté disparu. Facile donc… Ici commence réellement le jeu et sa « mise en condition» . On vous donnera une lampe, un gilet pare-balles et bien sûr une arme. Vous partez donc à la recherche du Doc dans les bas-fonds de la ville. Quelques tuyaux qui s’affolent, quelques bruits inquiétants et une belle panne de courant en plein parcours et vous voilà déjà prés à faire des bonds… Mis en scènes par quelques cut-scènes, le scénario est vraiment sympa et assez bien mit en valeur. Il est rare de courir dans le dédale de la base sans savoir pourquoi. Si au début du jeu on se sent un peu paumé, la thèse s’étaye peu à peu jusqu’à ce que la fin pointe le bout de son nez et nous livre tous les secrets de la trame. Le scénario est plutôt bon (bien qu’un peu mal exploité) et ne nous promène pas sans une bonne raisonmonstres et de l’humanité, assez crédible et bien mené. Loin du scénarii à 2 sous du premier DOOM, c’est un point appréciable de cet épisode qui développe bien la trame via plusieurs précédés et qui dévoile le moindre détail, d’une façon ou d’une autre. A noter qu’au premier démarrage du jeu on aura une vidéo best-of, sorte de mise en bouche pour ce qui vous attend dans les prochaines heures. Enfin notre version Xbox ne commence pas tout à fait au même endroit que sur PC. En fait l’atterrissage de la navette et le franchissement de la première porte se dévoilent par une vidéo. Ensuite aucun changement, le jeu reprend son cours normal. Pourquoi Vicarious Visions a-t’il volontairement occulté ce passage ? Voilà une bonne question à laquelle je n’ai pas de réponse.
DOOM 3 est ce qu’on appelle un FPS horror. Horror oui mais classique aussi. Le panel d’armes s’élève à une dizaine de pétoires allant du simple flingue en passant par le fusil à plasma, les grenades, la grosse sulfateuse à canon rotatif (clin d’œil à Wolfenstein 3D) et bien sûr, le pompe. On retrouvera aussi avec un certain sadisme jubilatoire, la tronçonneuse. Jubilatoire car ce sera un vrai bonheur que de faire des steaks hachés de ces streums. Et le pire, c’est qu’on fera ça avec le sourire aux lèvres. Comme sur PC, DOOM 3 nous offre quelques cheat-codes étant donné que la difficulté est abominable et on a même une quick-save. Dans ma configuration des touches, en pressant simplement Select, le jeu enregistre notre exacte position comme sur PC. On peut aussi faire des sauvegardes plus classiques en passant par le menu des options mais attention, DOOM 3 ne possède pas de save automatique. Donc si vous ne sauvegardez pas vous-même, votre avancement n’est pas conservé (je me suis fait avoir quelques fois). Le menu des options est assez fourni pour le genre mais on regrette qu’on ne puisse pas configurer les touches à sa guise. Seulement 3 configuration prédéfinies sont accessibles et pas des meilleures en plus. Heureusement on s’y fait assez vite car la jouabilité est exemplaire tant pour sa simplicité qui vous facilitera les choses, que pour sa précision. Le pad Xbox se révèle docile, les sticks analogiques sont réglables et à part des demi-tours sur soi un peu longuets, la jouabilité ne pose aucun problème. En plus histoire de compenser le fait qu’on est plus de souris sous la main, l’aide à la visée fait admirablement son boulot. Pour le reste on a pas de tir secondaire, très peu de mouvements spéciaux à exécuter (sauts, marcher accroupi), le jeu se contente d’être en intérieur (il y a de très rares passages en extérieur et en plus ils sont très brefs), pas de véhicule (on sera toujours à pieds), en gros il ne reste qu’une ambiance phénoménale et un sulfatage en règle de tout ce qui bouge. Classique donc ! Parfois, vous serez accompagné d’une sentinelle, sorte de petit robot entièrement automatisé, qui vous ouvrira certaines portes et dézinguera tout ce qui bouge. Une aide précieuse donc. Mais ce qui fait la force de DOOM 3, c’est bien son ambiance à couper au couteau. Loin des îles paradisiaques de Far Cry, DOOM 3 vous mettra en condition pour que vous ayez peur ! Tout d’abord le jeu est hyper sombre (même avec la luminosité à fond), votre lampe éclaire presque rien, les lieux traversés sont rarement spacieux (d’où une impression d’étouffement, de claustrophobie), les décors sont glauques à souhait et bourrés de zones où la lumière s’engouffre et ne revient jamais. Les monstres sont sournois, parfois c’est la coupure générale d’électricité couplée à quelques frayeurs maison. Tout ça pour un conditionnement du joueur rondement mené. Croyez-moi, si vous jouez dans le noir avec le son à fond et sans connaître le jeu, vous allez prendre votre pied ! Il vrai aussi qu’après 5 heures d’un jeu qui use toujours des mêmes ficelles, l’effet de surprise ne prend plus mais au début, c’est vraiment excellent d’avoir le cul qui décolle de la chaise à chaque apparition impromptue. La jouabilité a été bien adaptée au padC’est vrai, le gameplay est même un peu simpliste. Sectionné en chapitres aux longs loadings, le jeu offre aussi quelques cut-scènes assez sympas. Mais pas d’inquiétude, vous ne vous perdrez jamais dans Mars City car DOOM 3 est ultra dirigiste. Il n’y aura toujours qu’un seul chemin possible, bien souvent ouvrable via le même type de procédure (trouver une clé ou activer la porte) et même s’il vaut mieux fouiller chaque recoins pour trouver des items, avancer dans le jeu devient machinal. Hormis la sauvagerie des ennemis (à mon goût trop acharnés et violents, s’en est même pénible), le parcours sera pour ainsi dire fléché et c’est d’ailleurs vos ennemis et eux seuls qui font la difficulté extrême du jeu.
Véritable bestiaire de l’Enfer, vos ennemis sont limite atroces. Les humains zombifiés sont déformés, certains n’ont plus de tête et les monstres, vitrine d’un monde de feu et de sang, font tout simplement flipper ! Leur design est des plus réussi mais on ne pourra pas en dire autant de la modélisation des humains, un peu limite face à un Half-Life² sorti la même année. On retrouvera les monstres du premier DOOM liftés et si au début du jeu on a plus ou moins à faire à 3~4 monstres différents, petit à petit le bestiaire s’étoffe pour offrir sur la fin du jeu, un véritable étal de l’au-delà (26 variantes). Toujours est-il que leur violence n’a d’égale que leur bêtise. Et puisque j’évoque le sujet, parlons de l’IA. C’est pas bien compliqué, elle est pour ainsi dire inexistante ! Les ennemis, quels qu’ils soient, vous fonceront dessus bêtement, sans stratégie. J’en remets une couche sur le fait qu’ils sont pour la plupart trop agressifs (à tel point qu’on arrive même plus à viser) en plus d’avoir un cerveau de moule. Enfin, la puissance des armes est souvent inégale. Hormis un BFG et un lance-roquette qui feront mouche à chaque tir, il arrive parfois qu’il faille 3 cartouches de pompe pour tuer un monstre alors qu’à la scène suivante et contre le même bestiau, une seule suffira. La puissance des armes est donc inégale, c’est au petit bonheur la chance, au bon vouloir du jeu. Un autre défaut très irritant du jeu, c’est que parfois on sera totalement plongé dans le noir. Car le problème, c’est qu’aucune arme ne possède de lampe. Alors soit on utilise la lampe soit on utilise une arme mais impossible de combiner les 2. Et si sur PC un patch (non officiel) réglait en parti le problème, sur Xbox vous n’aurez aucun palliatif. Je trouve même ça dommage car id Software a écumé les critiques envers ça et Vicarious Visions aurait pu en prendre leçon. Si on ne peut pas se plaindre de retrouver DOOM 3 à l’identique, le jeu aurait gagné en confort en incluant une petite lampe sur certaines armes. Je dirais même mieux, rien que pour ça cette édition Xbox aurait eu une certaine plus-value (officielle) par rapport à la version PC. C’est vraiment décevant. En plus les monstres ont la fâcheuse tendance à vous prendre en traître, à arriver de façon occulte ou plus souvent à sortir d’un placard. Et malheureusement, tout au long du jeu ce sera la même rengaine. L’un dans l’autre, l’irritation ne plane pas loin mais pour sauver cette disgrâce, il faut dire qu’hormis un manque flagrant de variété, cette ambiance décharnée mitonnée de peur primaire suffit à alimenter à elle seule le gameplay. Une bonne partie de ce que vous apprendrez du scénario se dévoilera par le biais de votre PDA. Ce dernier vous servira à ouvrir les portes via la récupération de codes d’identification, à lire des mails, écouter fichiers audio ou voir des vidéos. Tout au long du jeu, vous trouverez les PDA de gars morts ou zombifiés. En les prenant, vous téléchargerez leur contenu dans le votre. Bien souvent ils contiennent les accès personnels aux secteurs sécurisés, diverses informations intéressantes pour mieux comprendre l’histoire au complet et même des codes. Des codes ? Et bien la petite nouveauté de DOOM 3 c’est que tous les niveaux contiennent Le seul véritable problème du jeu est là : soit on utilise la lampe pour y voir et on a pas d’arme, soit on sort une arme et on ne voit plus riendes coffres à digicode. Sans une fouille du niveau pour trouver les PDA, il vous sera impossible de trouver les bonnes combinaisons. De toute façon, certains PDA sont à trouver obligatoirement (sinon vous n’aurez pas l’accès à la suite du level) et croyez-moi, il vaut mieux fouiller les niveaux pour alimenter vos munitions et votre bouclier. Le jeu est long, sympathiquement scénarisé, l’action est soutenue, bien flippante comme j’aime et si la première moitié vise à vous faire peur au milieu de décors quasi identiques, la seconde moitié vous en fera voir un peu plus avec quelques variantes pour le moins bienvenues. Vous irez même faire un tour au pays du « grand torréfacteur» pour un level qui sent le souffre, avec une difficulté épouvantable mais aussi un niveau très impressionnant (les lois de la nature ne sont pas applicable dans ces lieux). Tout ça pour dire que DOOM 3 est une expérience à vivre.
Sur PC, DOOM 3 est un jeu splendide. Certes gourmand en ressources système, on s’est vite rendu compte qu’à l’évidence que le moteur de John Carmack était un tueur. Mais pour arriver à cette magnifiscience macabre et glauque, il fallait un PC de course. Moins d’un an après, voilà que DOOM 3 resurgit de l’Enfer pour faire un tour sur la petite Xbox. Vous n’êtes pas sans le savoir que la première console de Microsoft aime bien s’échanger les jeux avec le PC tout simplement parce que la console est entièrement composée de pièces PC : disque dur, processeur Intel, carte graphique nVidia, il y a même de la RAM type DDR et un système d’exploitation dérivé de Windows XP. Les conversions n’en sont que plus faciles mais même si l’Xbox est la plus puissante console de sa génération, il n’empêche qu’en terme de puissance elle est loin des PCs standards. Tout ça pour dire qu’il fallait bien s’en douter, le moteur id Tech 4 se sent un peu à l’étroit sur Xbox. Le framerate est inconstant (même si c’est peu gênant, le scrolling saccade beaucoup), énormément d’effets ont disparus (comme le halo autour de lampe) et les textures sont forcément moins détaillées. Malgré tout il ne faut pas juger cette adaptation à la hâte, car la conversion mérite des éloges et un grand respect parce que la beauté de cet Enfer Martien et mécanique n’a que peu de concurrents. Bon, il est vrai que les visages sont détaillés mais pas très réalistes mais la qualité du graphisme et l’impressionnante gestion en temps réel des ombres & lumières, va vous mettre de suite dans le bain. Si la physique n’est pas exceptionnelle, la modélisation des monstres est carrément troublante. Devant nos yeux apeurés, ce sont de véritables peintures de l’Enfer qui nous assaillent, ils sont véritablement ignobles à regarder, d’où une explosion prématurée du trouillomètre. Sombre et glauque à souhait, le moteur de DOOM 3 est parfait dans son travail : c’est beau et ça fait peur. Très futuriste, à la croisé de 2001 L’odyssée de l’espace et d’Alien, DOOM 3 nous propose de changer d’univers. Outre la froideur métallique d’une base sombre et sans fioriture, vous croiserez des boyaux qui pendent du plafond, des flaques de sang partout, Dommage pour les saccades car on aurait jamais penser l’id Tech 4 si performant sur Xboxune gestion de la lumière tout bonnement hallucinante et tout ce qui pourra vous déranger allant du cadavre sacrifié sur un autel aux morts démembrés. En clair ça envoie grave ! Jouant beaucoup sur les zones éclairées/sombres, sur la suggestion de la peur et visant même à toucher la sensibilité du joueur via des rites sataniques et religieux, l’ambiance est horrifiante et parfaitement retranscrite. Bien sûr il subsiste sur cette version pas mal d’angles mal dégrossis, de près les textures sont un peu floues mais quelle claque ! Pour de la Xbox les modélisations sont surprenantes, les décors sont magnifiques… en bref c’est impressionnant de voir avec quelle fidélité le jeu a été transposé. C’est du très beau boulot.
Que serait toute cette débauche graphique sans un son de qualité. Encore une fois, la suggestion de la peur est rondement menée. Des bruits inquiétants, des râles, des hurlements de Marines qui se font trucider, des rires sarcastiques… ici aussi l’ambiance est de mise. Le doublage des voix (tout en français) est réellement poussé puisque la plupart de vos interlocuteurs sont doublés par des acteurs connus et performants. D’où un certain professionnalisme dans l’élocution et un réalisme étonnant. Et croyez-moi, très peu de jeux arrivent à tel degré d’excellence en la matière. On regrettera par contre que beaucoup de personnages (notamment lors des écoutes audio) utilisent trop souvent les mêmes voix et que la synchro labiale soit complètement à l’ouest. Le pire c’est lors des cut-scènes en 3D ou lorsqu’en plein jeu un gars nous parle, il est fréquent que les lèvres bougent sans qu’il y ait de parole ou inversement, qu’il nous parle sans ouvrir la bouche. C’est un peu dommage qu’aucun effort n’est été fait à ce niveau-là. Les bruitages sont pour la plupart bien conçus car la qualité est toujours au rendez-vous. Malheureusement, les armes manquent de percutant. Les explosions n’ont aucun impact, le pompe fait un pouf tout mou, Les armes manquent de percutant et certains détails agacent mais la qualité est au rendez-vousla mitrailleuse fait un tac-tac assez déconcertant, le fusil au plasma tire de façon presque inaudible… en bref on est loin d’exploser nos haut-parleurs. Seule la gattling envoie un minimum et je regrette sincèrement que les autres armes n’aient pas suivies la tendance. Avec ces bruitages inefficaces, les armes semblent tout aussi désuètes, ce qui ne rend pas le change à une image particulièrement violente. Et pour finir, à part un thème d’intro génial, on n’aura aucune musique. Le bruit des machines, des vagues inquiétantes pour nous mettre l’ambiance et le reste du temps plus rien. Finalement c’est les bruitages environnants, le cri des monstres et un excellent doublage qui sauve une partie sonore qu’on pourrait juger hâtivement comme pas bien rutilante.
Une IA de puceron, des cadavres qui s’effacent presque instantanément, beaucoup (trop?) de scripts (les monstres n’apparaissent que lorsque vous passez une ligne virtuelle), des ennemis trop agressifs au point de vous trucider en 2 coups de cuillères et un manque de variété dans le gameplay et les décors, tels sont les vrais défauts du jeu. Mais DOOM 3 c’est aussi autre chose. On joue à ce jeu pour le frisson qu’il procure et pour décoller de sa chaise lorsqu’un monstre réellement effrayant vous saute à la gorge. Travaillant sur le glauque et le dérangeant (rites sataniques), DOOM 3 insuffle la peur profonde. En plus de ça, la mise en scène est excellente, le moteur 3D est une merveille de beauté et de vie (j’adore voir les machines continuer à faire leur travail) avec une gestion des ombres et lumières qui tient du génie. DOOM 3 c’est une ambiance morbide, un jeu pulsé et effrayant. Quiconque part de ce principe aimera le jeu. En contre partie, si vous pinaillez sur un gameplay un peu simpliste et redondant, il est sûr qu’il vous laissera froid. D’autant que les problèmes de lampe n’ont toujours pas été réglés dans cette version, alors qu’après 8 mois de gestation, c’était la moindre des choses. En plus, ça aurait pallié au plus gros défaut du jeu. Et question crédibilité, n’allez pas me faire croire que notre Marines est incapable de scotcher une simple lampe sur son fusil. Certes ça rend service à l’ambiance mais à la longue c’est pénible. Malgré tout, pour moi l’aventure fut vécue dans les meilleures conditions qui soit (son comme image) et croyez-moi, j’ai eu un réel plaisir à redécouvrir ce jeu devenu culte dans un secteur où la licence excelle depuis longtemps. En plus DOOM 3 sur Xbox propose un sympathique mode coop’ et dans sa version Gold, vous aurez même droit à 2 bonus de taille : Ultimate DOOM et DOOM II en version complète. Ca c’est un cadeau de choix. Seul (petit) regret, ils sont graphiquement dans leur habillage d’origine alors qu’un MOD bien connu de DOOM 3 avait justement réactualisé le tout premier DOOM avec le puissant id Tech 4. Dans tous les cas, ça reste un sacré bonus car avec un seul disque, vous avez entre les mains la plus grande trilogie d’id Software. Je conclurai donc en disant DOOM 3 ne démérite pas sa place sur Xbox, car s’il perd un peu niveau graphismes, l’ambiance est restée intacte. Sur PC comme Xbox, DOOM 3 est un jeu culte.
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