Ce jeu est une bombe. Dès sa sortie il avait enthousiasmé le monde entier malgré un changement de technologie, passant de la 2d a la 3d (Nintendo 64 oblige) et avec un succès fulgurant. Il aura fallu trois ans d’attente et de multiples rumeurs pour arriver a ce monument du jeu video d’aventure.
Pour commencer, visuellement c’est une claque. Les graphismes sont splendides malgré un effet de brouillard très prononcés comme souvent à l’époque. C’est tellement peaufiné, qu’on a du mal à déceler le moindre pixel traître dans les textures. Les persos bougent d’une façon très naturelle. Ils ont l’air de prendre vie de l’autre côté de l’écran. Chaque mouvement paraît réel. Cette impression est encore plus accentuée sur les visages très soignés des protagonistes.
Mis à part l’aspect esthétique, les ingrédients qui ont fait le succès des précédents épisodes ont été remis au goût du jour. La vie est mesurée paires cœurs, et il faudra faire preuve d’observation pour en gagner le plus possible. Fées, ocarina, musiques remixées, monstres remaniés : les puristes reconnaîtront les éléments des Zelda. L’action-RPG a laissé place a la 3D. Pour simplifier d’éventuel problèmes de maniabilité, le jeu utilise un système de lock, et des cameras très bien gérées. La répartition des nombreux boutons du pad est astucieusement pensée,|et leur fonction constamment indiquée à l’écran. En général, le bouton B sert à dégainer et à attaquer. Le bouton A est équivalent à un bouton « action» . Enfin, les trois boutons C du bas servent à utiliser des objets.
Désormais le côté aventure l’emporte sur l’aspect plateforme. Link saute ou s’accroche automatiquement quand il atteint le bord d’une plate-formes. Vous ne trouverez pas des séquences « prises de tête» à l’ancienne, avec des séries de sauts. On frise la jouabilité parfaite. L’évolution du héros est basée sur la quête d’objets, et non sur le gain de points d’expérience. Par exemple, pour entrer dans le donjon, il est indispensable d’utiliser un objet spécifique pour résoudre l’énigme qui bloque le passage. En plus de la difficulté très progressive, ce système rend le jeu immédiatement accessible. Les débutants se contenteront de finir l’aventure, les pros ^ chercheront à en percer tous les secrets. Cette tâche risque d’être rude.
richesse de Zelda est incomparable. Link passe par deux phases dans le jeu : Il est enfant 9 au début, puis après avoir ouvert le Temple du temps il passe dans l’âge adulte. Plus tard, il pourra faire des voyages à travers le temps et passer d’un âge â l’autre. Les actions de Link enfant se répercutent inévitablement sur son environnement une fois adulte. Il y a un tas de choses à faire en extra: récupérer tous les cœurs, sauver ses villageois infectés par le virus de l’araignée, apprendre toutes les musiques, découvrir toutes les cavernes cachées, etc. Ces miniquêtes rallongent considérablement la durée de vie du jeu.
L’autre force de Zelda réside dans la multiplicité de§ détails, qui montre tout le soin apporté à sa conception. Par exemple, quand Link utilise une arme, il la garde bien en main. Toutes les postures ne manquent pas d’humour. Le cycle du jour et de la nuit joue un rôle important dans les énigmes. La liste est longue.
Une chose est sûre, les qualités de Zelda sont très nombreuses. Le jeu est fabuleux, mythique inimaginable. La Légende de de Zelda se poursuit, et consacre Miyamoto comme le créateur de jeux le plus talentueux de la planète. Espérons que le prochain ne tardera pas trop…
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