Saviez-vous que le portail du BRGM donne accès à des centaines de couches géoscientifiques et à des milliers de fiches de forages ? Si vous préparez une étude géotechnique, repérez un forage ou devez intégrer des cartes dans un SIG, vous risquez de perdre du temps sans méthode.
Ce guide pratique vous montre, pas à pas, comment tirer parti d’infoterre. Vous apprendrez à localiser un forage et à exporter des données prêtes pour QGIS ou ArcGIS. Que contient le portail infoterre et à quoi servent ses données ?
Résumé
- Infoterre centralise les données BRGM : cartes géologiques, Banque du Sous‑Sol (BSS), logs de forages, risques et eaux souterraines ; consultez la fiche de métadonnées avant toute utilisation.
- Localiser un forage : activer la couche forages/BSS, rechercher par identifiant OCS‑GE, coordonnées ou adresse, appliquer filtres (type, profondeur, période) et vérifier logs et documents joints.
- Télécharger des cartes : choisir l’échelle adaptée (ex. 1/50 000 pour local), préférer le format vecteur harmonisé pour import SIG et récupérer les feuilles départementales documentées.
- Exporter vers un SIG : utiliser WMS pour visualiser, WFS ou téléchargement vecteur pour récupérer les entités, ajouter l’URL du géoservice, sélectionner le CRS et vérifier l’encodage UTF‑8 des attributs.
- Bonnes pratiques et limites : respecter l’échelle et la licence, distinguer WMS (image) et WFS/téléchargement (vecteur), limiter la zone d’extraction, documenter source/date/licence et compléter par des investigations terrain.
Que contient le portail infoterre et à quoi servent ses données ?
Le portail infoterre centralise les données géoscientifiques du BRGM : cartes géologiques vectorielles, la Banque du Sous‑Sol (BSS), logs de forages, jeux de données risques et eaux souterraines. Ces couches servent à documenter le sous‑sol, préparer des études géotechniques, et informer les décisions d’aménagement.
Accédez au visualiseur et aux notices pour chaque couche depuis la page d’accueil du portail, qui indique l’échelle, la date et les conditions de réutilisation des données InfoTerre — Accueil. Consultez systématiquement la fiche de métadonnées avant toute utilisation opérationnelle.
Tutoriel pas à pas sur infoterre : réaliser les tâches clés
Cette section décrit les étapes concrètes pour localiser un forage, télécharger une carte, exporter vers un SIG et travailler en mobilité. Suivez chaque étape et vérifiez les métadonnées à chaque export.
Localiser et consulter la fiche d’un forage sur infoterre : recherche, filtres et métadonnées
Ouvrez le visualiseur, activez la couche forages / BSS puis zoomez sur la zone d’intérêt. Utilisez la recherche par identifiant OCS‑GE, coordonnées ou adresse. Appliquez des filtres (type de forage, profondeur, période) pour réduire les résultats. Cliquez sur un point pour ouvrir la fiche : notez l’auteur, la date, les logs et les documents joints. Si la fiche manque d’éléments, mentionnez la source dans votre rapport et complétez par un sondage terrain.
Télécharger une carte géologique exploitable depuis infoterre : choix de couches, échelle et formats
Sélectionnez la couche géologique souhaitée puis ouvrez l’option téléchargement. Choisissez l’échelle adaptée (1/50 000 pour locale, 1/1 000 000 pour synthèse) et le format vecteur proposé. Préférez le vecteur harmonisé pour import SIG. Le BRGM documente ces exports et fournit les feuilles départementales en vecteur Téléchargement des cartes géologiques.
Exporter des données d’infoterre vers un SIG : formats, services web (WMS/WFS) et workflow d’import
Pour intégrer les couches dans QGIS ou ArcGIS, utilisez un WMS pour visualiser et un WFS ou le téléchargement vecteur pour récupérer les entités. Ajoutez l’URL du géoservice dans votre SIG, sélectionnez le système de coordonnées et vérifiez l’encodage UTF‑8 des attributs. Les géoservices OGC du BRGM facilitent ces échanges ; consultez la documentation technique pour les limites et quotas Géoservices (OGC) — InfoTerre.
Travailler en mobilité avec infoterre : collecter et synchroniser les observations terrain et le poste de travail
Installez l’application i-InfoTerre pour consulter les couches sur le terrain. Capturez repères GPS et photographies, puis exportez les emprises visibles via géoservice ou enregistrez des captures KML/GeoJSON. Synchronisez ces fichiers vers votre poste et intégrez‑les dans le SIG pour analyses plus poussées.
Cas d’usage concrets d’infoterre pour professionnels, étudiants et collectivités
Professionnels : créez un dossier d’étude en localisant les forages pertinents, téléchargez la carte 1/50 000 et importez le vecteur dans QGIS pour analyses stratigraphiques. Étudiants : suivez un mini‑projet en retrouvant un forage près d’une adresse, téléchargez la carte et compilez un CSV des profondeurs. Collectivités : évaluez l’aléa inondation et les ressources en eau souterraine en croisant couches risques et captages, tout en respectant les licences.
Erreurs à éviter, limites des données d’infoterre et bonnes pratiques
Ne pas utiliser une couche au‑delà de son échelle indiquée dans la notice ; cela biaise les décisions techniques. Évitez de confondre WMS (image) et WFS/telechargement (vecteur exploitable). Vérifiez l’encodage lors d’export CSV/GeoJSON et limitez la zone d’extraction pour éviter les erreurs de requête ou les quotas. Documentez systématiquement la source, la date et la licence des données et complétez par des investigations de terrain pour les usages professionnels.


